Brochenin François/Beat the clock/2008

La lutte est vaine.
Artère d’une capitale.
Un rideau de fer crasseux.
Quatre lettres en tête, retenir sa respiration.
Le morceau commence :

Beat the clock/Battre la montre.

Compter les pas et respecter le rythme, fermer les yeux et tracer l’esquisse des quatre lettres sur le store. Le geste a déjà été répété compulsivement, dupliqué frénétiquement : la notoriété du nom s’obtient par la multiplication des Throw ups ainsi que par les risques pris par son auteur.
Réduire la possibilité d’une interpellation en réduisant le temps d’exécution.

« More like a wolf, kid, in sheep’s clothing... »

A pas de loup, “vômir” et surtout se moquer de faire joli.
Remplir les quatre lettres.
Le beat résonne, la chorégraphie est simple : le bras se balance de gauche à droite à gauche et de haut en bas en haut. L’index diffuse la couleur d’un trait épais.
La surface est recouverte, conquise. (invasion symbolique et somme toute illusoire.)
Pas de coup du chapeau ni de retouches, choisir une couleur de contour contrastée, le trait initial sera le trait final.

Se croire encore invisibile pour une poignée de secondes.
Assurer courbes et lignes droites, le trait est fin.

« You know you might be a ghost, but you ain’t Houdini... »

Fin du morceau.
Que reste t il de cette danse automatique? Quatre lettres de plus sur un store crasseux.

La lutte est vaine.
Ecouter le même morceau, en boucle.
Artère d’une capitale.
Un rideau de fer crasseux.

C.T.M.

Brochenin François/Beat the clock/2008

La lutte est vaine.
Artère d’une capitale.
Un rideau de fer crasseux.
Quatre lettres en tête, retenir sa respiration.
Le morceau commence :

Beat the clock/Battre la montre.

Compter les pas et respecter le rythme, fermer les yeux et tracer l’esquisse des quatre lettres sur le store. Le geste a déjà été répété compulsivement, dupliqué frénétiquement : la notoriété du nom s’obtient par la multiplication des Throw ups ainsi que par les risques pris par son auteur.
Réduire la possibilité d’une interpellation en réduisant le temps d’exécution.

« More like a wolf, kid, in sheep’s clothing... »

A pas de loup, “vômir” et surtout se moquer de faire joli.
Remplir les quatre lettres.
Le beat résonne, la chorégraphie est simple : le bras se balance de gauche à droite à gauche et de haut en bas en haut. L’index diffuse la couleur d’un trait épais.
La surface est recouverte, conquise. (invasion symbolique et somme toute illusoire.)
Pas de coup du chapeau ni de retouches, choisir une couleur de contour contrastée, le trait initial sera le trait final.

Se croire encore invisibile pour une poignée de secondes.
Assurer courbes et lignes droites, le trait est fin.

« You know you might be a ghost, but you ain’t Houdini... »

Fin du morceau.
Que reste t il de cette danse automatique? Quatre lettres de plus sur un store crasseux.

La lutte est vaine.
Ecouter le même morceau, en boucle.
Artère d’une capitale.
Un rideau de fer crasseux.

C.T.M.